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Nos politiciens

English follows French

Connaissez-vous bien vos députés? Vous savez certainement de quoi ils ont l’air (ou pas), leur formation (ou pas… et je ne dis pas qu’ils n’ont pas de formation!), etc. MAIS connaissez-vous leur sens de l’humour? Pour le bénéfice de tous, voici quelques trucs cocasses qu’ont dit nos députés. Tout cela est tiré du Hansard ou des délibérations des comités (disponibles sur le site du Parlement Canadien, au www.parl.gc.ca).

Do you really know your MPs? You probably know what they look like (or not), what they did before (or not… and I’m not saying they haven’t done a thing!), etc. BUT do you know their sense of humor? For everyone’s pleasure, here are a few funny things our MPs have said. Everything is in the Hansard or on the committees’ evidence (all available on the Parliament of Canada’s website, at www.parl.gc.ca)

Ici, on fait allusion à la possible coalition PLC-NPD appuyée par le Bloc, juste avant la prorogation du Parlement en décembre 2008. Pour le contexte, c’est au sujet des membres qui formeront un sous-comité créé par le comité de la procédure :

Here, we’re making reference to the possible coalition LPC-NDP, supported by the Bloc, right before the Parliament’s prorogation in December 2008. For context, it’s regarding the members who will be part of a subcommittee created by the procedure committee:

M. Michel Guimond:

Je suis prêt à vous donner le nom: c’est Mme DeBellefeuille qui siégera pour le Bloc québécois.

M. Michel Guimond:

On aura deux « blocs »: un député du Bloc québécois et Mme Kelly Block! On va avoir la majorité.

The Chair:
Then our “Block” will be there too.
Mr. Michel Guimond:
We have a new kid on the block.
M. Plamondon fait des blagues à propos de l’avenir du premier ministre. Première journée de la 2e session de la 40e législature :
Mr. Plamondon is making jokes about the Prime Minister’s future. First day of the 2nd session of the 40th Parliament:
M. Louis Plamondon (Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour, BQ):
Monsieur le Président, en ce début d’année, je voudrais d’abord offrir mes meilleurs voeux à la population de mon comté, de même qu’à tous les parlementaires présents ici, en particulier à mes collègues du Bloc québécois. Il m’est arrivé également de souhaiter une bonne année au premier ministre, mais il m’a répondu que j’étais bien généreux et que la plupart des gens lui souhaitaient seulement un mois.
Certains font semblant d’être autoritaires. Élection du président suppléant lors de la première séance du comité sur les affaires étrangères en 1998 :
Some try to look authoritative. Acting chariman’s election, 1st meeting of the committe on foreign affairs in 1998:

The Clerk: […]

It’s been moved by Mr. Penson that Bob Mills take the chair of this committee as acting chair.

Ms. Marlene Catterall (Ottawa West—Nepean, Lib.): […]

The Clerk: Is it the pleasure of the committee to adopt the motion?

(Motion agreed to)

The Clerk: I declare Bob Mills duly elected acting chair of the committee and invite him to take the chair.

The Acting Chairman (Mr. Bob Mills (Red Deer, Ref.)): Okay now, this is the way it’s going to be, you guys, so lock the doors.


Nuance importante. Comité sur les anciens combattants, 39e législature, 32e séance :

Important distinction. Committee on veterans affairs, 39th Parliament, 32nd meeting:

The Chair: I’d just like to add that I know the Prime Minister has made comments that he sees larger and larger people coming out for veterans day ceremonies across the country from year to year, so it’s good to see.

[…]
Mr. David Sweet (Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale, CPC):

Our chairman meant larger numbers of people, not larger people, are coming out to the events.

Voices: Oh, oh!

Mr. David Sweet: There might be a number of larger people in the larger numbers!

Une fille s’essaie!

It’s worth trying!

The Chair: The second motion deals with the travel budget to Chile and the report that was tabled in the House last week. This motion is that

    the chair seek funds of $114,384.96 for the travel of the Standing Committee on Fisheries and Oceans to Chile during the month of November 2000 to continue their comprehensive study on aquaculture.

An hon. member: So moved.

The Chair: Seconded by Sarkis.

Is there any discussion? The budget is attached.

Marlene.

Ms. Marlene Jennings (Notre-Dame-de-Grâce—Lachine, Lib.): Just to say “on the condition that Marlene Jennings goes”

Aujourd’hui, ceci est apparu sur le site de l’université/Today the following appeared on my university’s website:

Programme Completed Inst Co-Op Ed: Traduction 31/08/08
Completed Program
Degree Conferred 17/10/08
Bachelor Of Arts

Yessss!!!

Merci Ricardo

Écouter l’émission de cuisine de Ricardo, le matin, c’est hyper important pour une raison :
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Ce matin, son émission a poussé ma réflexion et m’a permis de découvrir une merveille linguistique.
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Véronique Cloutier était invitée à l’émission, et ils faisaient frire des barres O Henry. Ricardo, se penchant vers la friteuse, se met à dire « il faut que les barres frittent » Véronique de regarder Ricardo, de se mettre à rire en disant « frisent? » et de se demander quel est le subjonctif du verbe « frire »…
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En tant que traducteur, je me suis vite penché vers ma grammaire et puis j’ai trouvé la réponse : il n’y a pas de subjonctif pour ce verbe.
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Découverte supplémentaire : on peut dire « je fris », « tu fris », « il/elle frit »… mais pas « nous… », « vous… », « ils/elles… »
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Je vais me coucher moins niaiseux ce soir…


Ô, Dieu!

Le Tout-Puissant Robert a dit, en définissant la traduction, qu’elle était l’« action, [la] manière de traduire » et, en définissant ce verbe, qu’il suffisait de « Faire que ce qui était énoncé dans une langue naturelle le soit dans une autre, en tendant à l’équivalence sémantique et expressive des deux énoncés. » Réel défi, défi de taille.Bien entendu, j’ai pris ces définitions dans une icône représentant le Tout-Puissant Robert, soit Le Petit Robert (le Tout-Puissant Robert ne faisant malheureusement pas partie de ma bibliothèque — pas encore, mais bientôt, lorsque je serai plus riche, j’irai conquérir le Saint Graal).Mais n’essayons pas de jouer dans les plates-bandes du Tout-Puissant, car je ne suis qu’un pauvre mortel; je ne peux pas me souvenir de tous les mots qu’a connu l’humanité et il en va de même des définitions de ceux-ci. Alors ne défions pas le Tout-Puissant, sous peine que des maux s’abattent sur la planète. Laissons-le là-haut, dans sa vitrine d’argent, inatteignable, inaccessible.

Fin du préambule, sautons (plongeons) à pieds joints dans le sujet (dans le bassin) et essayons de faire des pieds et des mains pour mieux s’en sortir (et essayons de nager).

Attention, agent 00-J-i-j-i-Z-Z-9-4-4-X, ceci est un message top secret et il s’autodétruira dans les quelques secondes après la rédaction de ce sujet (sauf si vous appuyez malencontreusement sur le bouton « publier », bien sûr…) Votre mission aujourd’hui, si vous l’acceptez, est de définir le traducteur. Bonne chance dans votre exploit, que le café et le chocolat soit avec vous. Et allez en paix, mon fwère!

Agent 00 J-i-j-i-Z-Z-9-4-4-X (appelons-le « Jiji ») étant bien capable d’en prendre (il en a vu d’autres… et il est même capable de parler de lui-même à la 3e personne, c’est Supercalifragilisticexpialidocious ! C’est vrai que ce mot trop long est parfait’ment atroce, mais faut l’dire et vous s’rez à la page et plus précoce, Supercalifragilisticexpialidocious !)…
…Alors, étant capable d’en prendre, Jiji décide d’accepter la mission et de se lancer. Alors, attention, décollage dans 10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…

Ziiiiiiiiiiiooooooouuuuuuuuuuuuuu. POF! Allez, restons les deux pieds par terre, et HOP!

Le traducteur, ce mystérieux traducteur… Qui est-il? Que fait-il? Que mange-t-il en hiver? A-t-il tout simplement le temps de manger?

Être mystique, légende comparable au Lapin de Pâques, au Yéti et au Père Noël, il existe vraiment. On ne le voit que très rarement, car il sa cache dans sa tanière, communément appelé un « bureau » ou un « cubicule ». Il sort peu. Justement, je tiens à citer P’tite frisée : « la bibitte en question (le traducteur) est habituellement un être solitaire ».

À l’école, il était un rat de bibliothèque, mais il lisait rarement des « Courte Échelle », trop bébé pour lui. Il se nourrissait des grands classiques français, des « Que sais-je? » et d’encyclopédies. Comme ses amis riaient souvent de lui pour ce genre de choses, il s’est refermé sur lui-même, pour vivre dans son monde de mots. Bollé en français, pourri en mathématiques, en sciences et en sports, il devint un fervent adepte des jeux de mots, un premier de classe, un gagnant à la dictée du directeur ou autres épreuves du genre nécessitant de l’intelligence. Il a raflé tous les prix au secondaire, et il frustrait lorsqu’il avait 98% dans une matière.

Voilà les origines. Bien entendu, la race de traducteur, comme toutes les autres, a subi quelques mutations. Alors ce n’est pas le cas de tous les traducteurs, cela n’est qu’une généralité. Je n’avais d’ailleurs moi-même rarement 98% dans toutes matières…

Enfin, voilà, le futur traducteur se referma sur lui-même, ne se faisant qu’un maigre petit cercle d’amis. Ils n’étaient pas nombreux, car les futurs traducteurs aimaient être entourés de gens aussi intelligents qu’eux. Et il grandit et s’entoura de dictionnaires, de grammaires et de son ordinateur. L’amour, la vie sociale? La vie ne consiste pas, selon lui, d’amour et d’eau fraîche, mais de mots et de café. Les mots, sa source première d’alimentation. D’ailleurs, il se réjouit lorsqu’il a un chat qui s’intéresse à ses dictionnaires. Il croit que St-Jérôme, le saint patron des traducteurs, s’est réincarné en chat. Merveilleux, n’est-ce pas?

Bref, le traducteur n’est pas tellement sociable, si ce n’est que son appréciation de biscuits Social Tea. Et il sort rarement de sa tanière. Mais laissez-moi vous raconter les désastres qu’un traducteur occasionne lorsque c’est le cas. Mésadapté socialement, lorsqu’on le sort de son cubicule, qu’il n’est plus devant son ordinateur et qu’il est forcé à rencontrer des gens, il devient gêné. Mais, une fois la gêne passée, il se met à parler de son travail (quoi d’autre?), des mots, de la langue, etc. Et mis en situation de travail ou d’écoute lors d’une conférence, que faire? Bien entendu, entre traducteurs, critiquer les fautes sur les présentations PowerPoint des animateurs, par exemple. « Ah non, il a écrit « fateur générale » au lieu de « facteur général », deux fautes en deux mots, what a scandal! »

Tout ça pour vous dire que j’étais vraiment consterné, à la fin d’une journée de « fin de stage » organisée par nos employeurs, que la table de traducteurs stagiaires (Le No Land’s Man, Coloc, Grand Méchant Loup et 3 autres nouvelles connaissances) fassent un tas de commentaires sur la présentation PowerPoint littéralement bourrée de faute. Je me suis demandé si les autres stagiaires à côté étaient tannés de nous entendre. J’en ai fait part à Coloc, et elle m’a répondu « Oui, mais on est des traducteurs, on n’a pas de vie sociale, là tu nous arraches de nos ordinateurs pis on ne sait pas comment se comporter, alors on se rattache à la seule chose qui nous est familière : la traduction, les mots et les fautes. » Et le pire, c’est qu’elle a partiellement raison…

P.S. : Je n’ai pas fait de trip d’acide avant d’écrire ce texte, c’est sorti tout seul (j’ai pratiqué l’automatisme). Et non, ne m’internez pas, je suis un bon traducteur, et je dois servir la société! 😛

P.S.(2) : J’admire vraiment Coloc, elle est capable de dire Supercalifragilisticexpialidocious sans l’avoir sous les yeux…
Tout-puissamment vôtre,
Le No Land’s Man xxxx